Présidentielle 2025 : Sans coalition, ‘’Fo’o’’ Sokoudjou prédit l’échec de l’opposition

Le ‘’Fo’o’’ des Bamendjou soutient que le niveau d’enracinement du système en place impose de manière impérieuse, une convergence des forces, des énergies et des intelligences, aspirant le faire tomber.

A son palais, Jean-Philippe Rameau Sokoudjou a reçu samedi 6 septembre 2025, une équipe de cadres de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (Undp), conduite par son président et candidat à l’élection présidentielle du 12 octobre 2025, Bello Bouba Maïgari. Heureux de recevoir un homme politique qu’il a présenté comme une très vieille connaissance, le ‘’fo’o’’ des Bamendjou a convenu avec lui de la nécessité d’un changement à la tête de l’Etat du Cameroun. Cependant, le monarque n’est pas passé par quatre chemins pour émettre des réserves sur les intentions réelles des opposants qui seront face au candidat du parti au pouvoir. « Biya est arrivé où il est arrivé et s’est installé. Et il s’est installé avec ses hommes, son entourage. Son entourage s’est installé pour faire du Cameroun sa propriété. Et ils l’ont fait. Aujourd’hui, pour les déplacer, ce n’est pas facile. Je l’ai dit bien longtemps avant que ça ne prenne racine. Il a pris racine. Aujourd’hui, même avec le bulldozer, ce n’est pas facile de déraciner », a indiqué Fo’o Sokoudjou.

Le doyen des chefs traditionnels de la Région de l’Ouest n’est pas complètement pessimiste, mais il peine à comprendre pourquoi sa solution pour déraciner ce ‘’baobab’’, n’est toujours pas explorée. « Il faut qu’il y ait un changement, mais au lieu que les autres partis politiques s’entendent parce qu’il y a déjà une personne qui occupe ce poste, et au lieu que les autres s’entendent comme un seul homme contre celui-là, afin de réussir à le déclasser, mais chacun veut réussir à son compte. La politique se joue comme le sport, c’est un sport. Et au stade d’un match, chaque joueur à une superficie où il joue ; tout est réparti et l’ensemble converge à loger le but. Donc, c’est un pour tous et tous pour un. Mais ce n’est pas le jeu que vous êtes en train de jouer. Chacun pense qu’il peut gagner individuellement », a-t-il déroulé.

Jean Philippe Rameau Sokoudjou a remis à ce leader politique, un panier contenant du jujube, des noix de kola et tiges d’arbres de paix, sauf que cela ne signifie point qu’il lui donne son onction. Il a précisé qu’il veut par cet acte lui demander d’être un messager de paix partout où il se rendra. Le candidat qui aura son onction a clairement fait savoir le célèbre chef traditionnel, sera celui qui débouchera d’une concertation entre tous les partis politiques de l’opposition. « Il faut que les partis politiques s’entendent pour obtenir le changement et organiser une transition afin de libérer le Cameroun pour qu’on se retrouve dans un Etat libre.  Je m’adresse à vous en tant que parti politique. C’est la même chose que j’ai dite aux autres qui sont venus me voir. Allez vous entendre et trouvez quelqu’un que vous allez le mettre devant et il va aller sous conditions arrêtées par vous. Il ne va pas faire ce qu’il veut. Il va faire ce que vous avez organisé pour qu’il fasse pour libérer le Cameroun et non pour se libérer. J’ai dit allez vous entendre, vous choisissez cet homme et vous  me l’emmenez ici pour que je le bénisse et on l’envoie maintenant à la chasse », a conseillé Fo’o Sokoudjou.

Sans se prononcer en faveur d’un opposant précis, le ‘’Fo’o’’ des Bamendjou a toutefois donné quelques indications qui pourraient aider dans la quête de ce candidat consensuel, à choisir le profil idéal.  Pour lui, il faudra déjà exclure ceux qui ont montré qu’ils font de la politique pour se bourrer la panse. « Quand toi, tu as envie de diriger le Cameroun alors que dans ton foyer, tu n’arrives pas à gouverner tes enfants et tes femmes ; tu es incapable d’avoir deux femmes parce que tu es incapable de les gérer, mais tu veux gouverner le Cameroun, ça me fait rire. Votre personnalité doit partir de vous-même, de ce que vous êtes. Ce n’est pas dans les rues que vous allez vous promener et dire aux gens ce que vous valez. Ce n’est pas parce que je suis député, je suis Maire que je fais la politique, non ! On peut faire la politique sans être député. Ce n’est pas seulement quand on a un poste politique qu’on fait la politique. C’est pour cela que quand je dis à quelqu’un que je suis le plus grand politicien, on ne peut pas me croire, mais je le suis. Je vous ai dit et j’ai eu à dire à tous les leaders des partis politiques, moi je suis le président de tous les partis politiques sans exception parce que je suis leur père. Autant d’enfants que j’ais, c’est autant de comportements que je gère. Il y a les voleurs, les bandits, les criminels, mais je les gère », a martelé le monarque.

Après ce détour chez fo’o Sokoudjou, Bello Bouba Maïgari a pris part à un meeting de pré-campagne organisé au lieu-dit ‘’Stade Tougang’’ dans l’Arrondissement de Bafoussam 2ème. Au cours de ce meeting, il a procédé à l’installation officielle de son équipe de campagne dans la Région de l’Ouest, pour l’élection présidentielle du 12 octobre prochain.

Share this content:

Laisser un commentaire