Ouest: L’on craint une grogne populaire

A l’approche de la date de proclamation des résultats du scrutin présidentiel du dimanche 12 octobre 2025, la sécurité est renforcée autour des résidences de certaines autorités et de certains édifices publics.

IMG-20220701-WA0120 Ouest: L’on craint une grogne populaire

La rue qui va du palais de justice de Bafoussam à l’hôpital de district de la Mifi au quartier Famla est désormais fermée à la circulation. A chacune des entrées, des barrières de police ont été érigées. Et comme si cela ne suffisait pas, plusieurs éléments armés jusqu’aux dents sont postés ci et là. Une image similaire est captée sur la rue qui va du palais de justice à la Légion de gendarmerie de l’Ouest. Ce cordon de sécurité est visible depuis le vendredi 17 octobre 2025 ; deux jours après les tensions observées lors des travaux de la commission départementale de supervision de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025. Alertée par une rumeur faisant état de manœuvres visant à falsifier les procès-verbaux de la Mifi, une foule surexcitée avait en effet convergé au palais de justice dans le but, expliquaient certains manifestants, de bloquer toute tentative de falsification de ces procès-verbaux. Le même jour à Dschang dans le Département de la Menoua, le mouvement de contestation né sur la base des mêmes rumeurs, était plus violent. Les manifestants avaient incendié la maison du parti, une partie du palais de justice, une partie de la résidence du recteur de l’Université de Dschang, deux camions et un tricycle de ramassage des ordures appartenant à la Commune. A la tête du renfort arrivé avec des dizaines d’hommes, le commandant de la Légion de gendarmerie de l’Ouest avait fait interpeller et torturer de nombreux manifestants retrouvés à la résidence du recteur, prenant soin de filmer lui-même ceux-là qu’ils appelaient « assaillants ». A la suite de cet acte, des partisans du changement à la tête du pays avaient divulgué ses photos, menaçant de lui appliquer en temps opportun, la ‘’loi du Talion’’.

Contenir la révolte populaire

Les menaces de nombreux Camerounais qui à partir des réseaux sociaux ne cachent pas leur détermination à prendre les rues d’assaut et de s’en prendre violemment à ceux-là qu’ils ont classés parmi leurs ‘’ennemis’’ au cas où le candidat qui selon eux a remporté l’élection présidentielle du 12 octobre 2025 n’est pas proclamé vainqueur par le Conseil Constitutionnel, sont visiblement prises très au sérieux. Les rues fermées à la circulation dans la ville de Bafoussam mènent aux résidences de certaines autorités. Notamment à celle du Gouverneur de la Région de l’Ouest et à celle du Commandant de la Légion de l’Ouest de gendarmerie, à celle du procureur… De même qu’à plusieurs unités de la gendarmerie.

Dans l’ensemble de la Région de l’Ouest, des mesures de sécurité ont été renforcées. Des centaines d’éléments de la police et de la gendarmerie ont débarqué dans la Région. Ainsi qu’une impressionnante logistique dont une partie est visible dans la  cour de la Légion de gendarmerie.

Share this content:

Laisser un commentaire