Scrutin du 12 octobre : Pierre Nkwemo appelle les journalistes à choisir le peuple

Le président de l’Union des mouvements socialistes (Ums) soutient que le rôle des médias sera déterminant pour l’alternance attendue au Cameroun.

L’élection présidentielle du 12 octobre 2025, charrient pour de nombreux Camerounais, l’espoir de la fin de règne du régime au pouvoir depuis 43 ans. Alors que les acteurs politiques tentent de conjuguer leurs efforts dans le but de transformer ce rêve en réalité, le président national de l’Union des Mouvements socialistes (Ums) pense qu’il serait illusoire sans un véritable engagement de la presse et des journalistes. « J’attends d’eux, un réveil, un sursaut patriotique. Il faut refuser d’accompagner un démon, d’accompagner un diable. Il ne faut pas accompagner quelqu’un qui veut le malheur des Camerounais. Les journalistes sont capables de se ranger du bon côté, le côté du peuple », a-t-il lancé en marge du séminaire de formation des cadres de son parti, à la communication en cette période électorale, organisé à Bangou dans le Département des Hauts-Plateaux. Pierre Nkwemo soutient que les preuves de l’échec du Renouveau sont tellement nombreuses et flagrantes que les journalistes que feignant de les voir se rendraient complices de la misère du peuple. « On compte sur les journalistes ; sur la population, une population qui doit se réveiller et prendre conscience de ce qui se passe. Nous les leaders sommes la locomotive, mais s’il n’y a aucun passager, on va se mettre à transporter un wagon vide.  Le pouvoir en place est obsolète. Est-ce qu’il faut encore dire à un Camerounais qu’il n’y a pas d’eau à boire, qu’il n’y a pas de bonnes routes ? Est-ce qu’il faut dire que les Camerounais souffrent ? Est-ce qu’il faut dire que c’est un pouvoir en perdition totale ? Est-ce qu’il faut dire aujourd’hui que le Cameroun n’est plus gouverné ? Tout le monde le voit. Nous invitons les médias à nous accompagner. Après la 2ème guerre mondiale, ceux qui ont transformé le monde, c’était des journalistes. On invite les journalistes à apporter leur contribution pour la bonne marche du pays. Si les journalistes jouent un mauvais rôle, il n’y aura pas d’alternance », a déroulé le candidat de l’Ums au scrutin du 12 octobre 2025.

Dans son échange avec la presse au cours de ce séminaire, Pierre Nkwemo n’a pas caché son intention de jouer sa partition pour cette alternance, en soutenant en cas de nécessité, un autre candidat dans le cadre d’une coalition.  « La coalition est le souhait de tout leader qui veut l’alternance au Cameroun. Maintenant, il faut bien que les gens se mettent d’accord autour d’un candidat. En ce qui nous concerne, à l’Ums, nous avons un candidat, c’est la règle que ce candidat est candidat et l’exception ce serait la coalition. (…) Dans une coalition, nous entrons en conclave, si c’est monsieur Nkwemo qu’on choisit comme candidat, nous sommes prêts, nos militants sont prêts », a-t-il précisé.

Pendant cette formation, les cadres de l’Ums ont été invités à être prêts à réorienter leur communication en faveur d’un éventuel candidat consensuel de l’opposition en cas d’aboutissement heureux des concertations en vue d’une coalition.

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